L"utilité sociale" de celui qui n'est plus en "activité marchande"
"La personne qui "ne travaille plus", soit parce qu'elle est au chômage, soit parce qu'elle est à la retraite, ne disparaît pas de la société, il y a encore une place pour elle. Cette personne peut encore y exercer des responsabilités et mettre ses compétences au service d'autes.
Est-il interdit de chercher comment des chômeurs pourraient donner du sens à leur existence en expérimentant une forme d'utilité qui leur confèrerait la dignité que le chômage leur dénie souvent ? Il me semble que nous manquans d'imagination et que nous réfléchissons avec des oeillères et des préjugés souvent accusatoires.
Pourtant, comment fonctionneraient les conseils municipaux, les associations, les clubs sportifs, les soins palliatifs et mille autres choses sans l'engagement d'"inactifs marchands" ?
Pour en finir avec la mécanique démobilisante et dégradante de l'assistanat, des pistes doivent être explorées de ce côté-là."
Jean-Paul Delevoye, "Reprenons-nous !"